Mon accident, ma jambe cassée et ma convalescence - Maman Comète

Aujourd’hui je voulais revenir sur mon accident survenu fin août pour vous raconter comment cela s’est passé, comment j’ai été soignée et le déroulement de ma convalescence. Préparez-vous pour un long récit.

Séjour à Center parcs – les bois francs

Nous avions réservé une semaine de vacances à Center parcs « Les bois-francs » en Normandie fin août avec mon chéri. C’était pendant la période où ma fille était avec son père et où j’avais vraiment mal au cœur : rappelez-vous mon article. J’avais vraiment besoin de me changer les idées alors on avait réservé une jolie chambre au bord du lac et plein d’activités tout au long de la semaine. Nous sommes arrivés le lundi 26 après-midi, nous avons profité directement du parc aquatique et de nous promener à vélo dans le parc.

L’accrobranche

Le mardi matin, après un copieux petit déjeuner, inclus dans notre séjour, nous nous sommes préparés pour rejoindre la première activité : l’accrobranche. L’installation et les explications sont faites à la va-vite je trouve, il y a beaucoup de monde, cela se passe à la chaîne. Mais cela ne m’a pas dérangé plus que ça puisque j’en ai déjà fait plusieurs fois et je connaissais les grandes lignes. On a réalisé par la suite qu’ils n’avaient pas assez serré mon baudrier au niveau des cuisses et que c’est peut-être pour cela que j’ai été blessée…

Nous démarrons le parcours avec mon chéri, les premiers obstacles sont particulièrement difficiles, je suis très crispée et j’ai vraiment peur. Il me propose plusieurs fois d’arrêter si je ne me sens pas. Mais moi c’est mon défi, je veux y arriver et surtout arriver au niveau des tyroliennes car c’est ce que je préfère.

La tyrolienne de malheur

On arrive enfin aux tyroliennes et finalement j’ai pas mal de stress, celui de ne pas réussir à attraper la corde à l’arrivée et de repartir en arrière. La première, plutôt petite, se passe assez bien mais arrive la seconde : super longue, au dessus du lac. Le moniteur nous avait dit qu’il fallait lever les jambes à un moment pour ne pas cogner le toit de la petite cabane d’accueil (comme vous pouvez voir sur la photo), super rassurant…

Je me lance avec pas mal d’appréhension, mon chéri m’attend à l’arrivée pour m’aider. J’apprécie beaucoup passer sur l’eau mais je me rends compte assez vite que je prends beaucoup de vitesse alors que clairement je me suis assise doucement et que je n’ai pas sauté. C’est surtout que je pivote sur moi même et donc je sens que je ne vais pas arriver face à l’arrivée. J’arrive donc très très vite de profil et les jambes au niveau de la plateforme (nous pensons que c’est à cause du baudrier mal serré que mes jambes ont été à la hauteur de la plateforme). Ma jambe droite heurte alors violemment le bois pourtant protégé par « des coussins » et CRAACCCC !

Je comprends immédiatement que je me suis cassée la jambe. J’ai une douleur énorme, ma jambe pendouille, c’est horrible. Je hurle et pleure instantanément, je me crois dans un cauchemar, je ne vois plus rien tellement j’ai de larmes. Mon chéri me tient pour pas que je reparte en arrière et appelle les secours.

Sauvetage et l’hôpital

Le sauvetage déplorable

Imaginez-vous à 10 mètres du sol, sur une petite plateforme en bois, sur une petite île envahie de ronces au sol avec votre jambe cassée… C’était clairement l’enfer. Volontairement, je n’ai pas envie de revenir en détails sur mon sauvetage car je le juge déplorable. Les employés de Center parcs n’ont même pas appelés les pompiers, ils ont eux-même fait le sauvetage, ne faisant pas vraiment attention à ma jambe qui pendait dans le vide et moi qui hurlait de douleur… J’avais une douleur que je mesurais de 9/10 et il aurait fallu immobiliser ma jambe avant de me bouger car cela aurait pu empirer ma blessure… J’ai appris ensuite qu’ils ont souvent des personnes qui se font des entorses et qui pensent qu’elles se sont cassées la jambe. Ils ne m’ont donc pas crue et n’ont pas pris au sérieux ma situation…

« Les sauveteurs » pensaient même que j’allais aller à l’hôpital et revenir passer mon séjour le soir même… Il y en a un qui a osé me demander pourquoi je pleurais… ! J’aurais aimé lui répondre : « j’ai mal, je vais surement me faire opérer alors que j’en ai la phobie, ma vie va être un enfer pendant 2 mois, mes vacances sont gâchées, je n’amènerai pas ma fille à Disney pour son anniversaire, ni à sa rentrée scolaire etc. Connard ! »

Ils ont juste appelé une ambulance privée qui n’avait pas le droit de me donner des calmants… Il s’est donc passé 2 heures entre mon accident et mon arrivée à l’hôpital…

L’hôpital et l’opération

Je vous épargne le récit sur l’attente, les drogues pour calmer mes douleurs, l’annonce de ma double fracture (tibia et péroné) et d’une opération obligatoire… Dans mon malheur, j’ai finalement eu la chance d’avoir un chirurgien disponible le soir même pour m’opérer. Il fallait que ça se passe le plus vite possible pour que je cesse de cogiter.

Me voilà opérée, une grande tige de métal dans mon tibia et des plaques sur le côté de ma jambe, vissées et clouées… Au départ j’avais beaucoup d’anti-douleur, en perfusion puis en cachets. En position allongée ça allait mais dès qu’il fallait me lever pour aller aux toilettes c’était l’enfer… Au début avec un déambulateur puis des béquilles. J’avais terriblement mal et peu de force…

Retour à Lyon et convalescence

Le premier mois

La première semaine, je l’ai passé entièrement au lit, me forçant juste à aller aux toilettes malgré des douleurs insoutenables. Je me lavais juste avec des lingettes, les dents dans une bassine… J’étais un cadavre assisté, ne pouvant quasiment rien faire. J’avais le moral dans les chaussettes

Après 7 jours, j’ai essayé de bouger jusqu’au salon, c’était « ma sortie » de la journée. Je n’ai pas arrêter de travailler car je travaille de chez moi et heureusement finalement car ça m’a occupé. Je ne me suis pas du tout ennuyée comme ça.

J’ai passé des nuits difficiles car je dors d’habitude uniquement sur le côté et le ventre et être obligé de dormir sur le dos sans trop pouvoir bouger, ce n’était pas évident.

Au 16ème jour je suis descendue en béquilles en bas de mon immeuble… Première fois que je mettais le nez dehors, ça m’a fait un bien fou. C’est en me donnant des petits défis que je progressais : j’essayais d’aller un peu plus loin avec mes béquilles chaque jour. Le problème c’est que je n’arrivais pas à poser le pied par terre, donc ça forçait énormément sur mes bras et ma jambe me faisait toujours très mal. J’avais comme objectif l’école de ma fille : 500 mètres. J’ai réussi à la fin du mois à faire 300 mètres.

Rendez-vous chez le chirurgien

J’attendais ce rendez-vous avec impatience car j’étais dans le flou. Je n’avais aucune idée de l’avancement de la cicatrisation, de quand je serais guérie, même si je remarcherais un jour… :/

Il m’a appris que cela cicatrisait bien, que j’avais le droit de poser dès à présent 100% de mon poids sur ma jambe (50% à la sortie de l’opération), sauf que pour le moment je ne posais pas le pied à terre mais c’était bon à savoir. J’avais par contre un gros retard par rapport à la kiné que j’aurais dû commencer dès le départ. Je ne pliais pas le genou et ne bougeais presque pas la cheville, ce n’était pas normal. Il y allait avoir un gros travail à faire. Il m’a aussi annoncé sur ma demande que selon lui je n’aurais plus besoin de béquilles dans le courant du mois de décembre. J’étais prête et motivée !

Le deuxième mois

J’ai tout de suite commencé la kiné, je voulais absolument rattraper « mon retard ». Dès la première séance chez la kiné, j’ai pu poser le pied par terre, quel soulagement ! Cela a grandement contribué à ce que je puisse faire de plus longs déplacements car je pouvais enfin me reposer sans avoir à trouver un banc et je pouvais faire plus de pauses en restant debout.

Le cabinet de ma kiné est plus loin que l’école de ma fille, rien que d’y aller et de revenir, cela me faisait un bon entrainement. Je pouvais maintenant accompagner ma fille à l’école mais le fait de ne pas pouvoir lui tenir la main me stressait un peu.

A chaque séance je notais des progrès, que ce soit pour l’état de mes cicatrices, de ma souplesse ou de la marche.

Le troisième mois

Bientôt plus de béquilles

C’est au 60ème jour que je suis passée de deux à une seule béquille. D’abord à la maison puis quelques jours après dehors. Au 70ème jour, j’ai laissé tombé les béquilles à la maison, j’étais tellement émue de pouvoir marcher ! Je répétais à mes proches que c’était terrible d’avoir les deux mains prises par les béquilles à la maison, je ne pouvais rien porter, même pas une assiette de la cuisine sur la table. Retrouver une puis deux mains libres, j’ai eu l’impression de revivre !

2ème rendez vous chez le chirurgien

C’était il y a deux jours. Le chirurgien a été impressionné par mes progrès : j’ai retrouvé toute l’amplitude de mouvement de ma cheville et mon genou. Je marche maintenant sans béquille à la maison et avec une à l’extérieure.

La cicatrisation suit toujours son cours. La deuxième opération pour retirer le matériel sera prévue en 2021, quand je serais prête, il n’y a de date précise, cela m’a rassuré.

Il a dit que cela ne tenait qu’à moi de pouvoir marcher sans béquilles d’ici fin décembre, et à la kiné. Je dois poursuivre mes efforts et si tout va bien, je pourrais même reprendre le sport en mars.

Et ensuite ?

Aujourd’hui c’est le jour 80, j’espère pouvoir me débarrasser de ma béquille au jour 100, cela serait une grande victoire. Je continue la kiné pour travailler mes muscles, retrouver une démarche normale et avoir de moins en moins mal.

Merci pour tout votre soutien sur les réseaux sociaux, vous êtes nombreux à me demander régulièrement des nouvelles et à suivre mes aventures. Je les partage sur Instagram et sur mon compte Twitter quotidiennement. Je vous tiens au courant pour la suite ! Merci de m’avoir lue.

Est-ce que tu t’es déjà cassé quelque chose ? Comment cela s’est passé ?

Auteur

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7 Commentaires

  1. Je ne pensais pas que c’était avec une telle activité que tu avais été si gravement blessée. Le personnel a été nul, ils auraient du appeler immédiatement des secours. Mais bon…. ils ne voulaient peut être pas qu’il soit vu les manquements à la sécurité (l’histoire de la cabane déjà…. ça laisse à désirer).
    Quoi qu’il en soit tu as été très courageuse et malgré cette douloureuse période, je suis sûre que tu vas en ressortir encore plus forte. Tu t’en rendra compte dans le futur.
    Continue de prendre bien soin de toi

    • Maman Comète

      Bonour Djahann,
      Merci pour ton message. Moi je ne savais pas que l’accrobranche pouvait être aussi dangeureux…
      Je suis d’accord avec toi, le personnel a été vraiment nul pour gérer ma situation.
      Ça a été dur mais comme tu dis, elle devrait me rendre plus forte.
      Bises, bonne journée 🙂

  2. Effectivement le personnel…heuu voilà quoi…Quel courage! Je suis actuellement à la maison depuis 2 mois et pour je sais pas pour combien de temps encore. C’est le fait de ne pas trop savoir qui mine le moral bien plus que la douleur pour ma part. Attendre une date d’irm pour être fixé sur la marche à suivre. Devoir rester le plus possible assise. Ne pas pouvoir aller chercher son enfant à l’école, être dependente des autres. Et surtout ne plus travailler. Ça bouffe un peu je trouve. Je te souhaite de recommencer à courir très vite. Et merci pour tes récits que j’apprécie énormément.

    • Maman Comète

      Bonjour Drine,
      Mince pas facile ta situation, je te comprends tout à fait que c’est terrible de se sentir dépendantes et surtout de ne pas savoir ce qu’il en est. La situation finira par se débloquer, c’est une question de temps. Courage et merci beaucoup pour ton message qui m’a fait très plaisir.
      Bonne journée 🙂

  3. Quel cauchemar ma pauvre!
    Ces dernier mois ont dû être vraiment compliqués et j’imagine frustrant par rapport à Fiona.
    Le pire est derrière toi, et le meilleur à venir maintenant. Courage!!
    Je t’embrasse

    • Merci merci
      Je voulais juste te dire que j’aime beaucoup ta façon de parler de votre si jolie ville de Lyon
      Au plaisir de te lire à nouveau

  4. Je suis stupéfaite de lire ton récit et j’hallucine sur la prise en charge de ta blessure par le personnel. Ma pauvre, j’imagine à quel point tu as dû souffrir physiquement ET psychologiquement. Je te souhaite maintenant de retrouver toutes tes sensations pour passer à autre chose.
    Bonne journée à toi,
    Cécilia

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